Chirurgie de l'homme

Gynécomastie

Développement excessif de la glande mammaire

L’homme peut avoir un développement excessif de la glande mammaire.

La gynécomastie est, le plus souvent bilatérale et symétrique, de consistance ferme et sensible à la palpation voire douloureuse.

Les gynécomasties sont à différencier des adipomasties qui sont beaucoup plus fréquentes et correspondent à une accumulation locale de graisse. Ces adipomasties ne sont pas centrées par rapport à l’aréole, leur consistance est molle, insensible, bilatérale, symétrique, mais les deux peuvent être associées (adipo- gynécomastie).

La gynécomastie peut être en rapport avec une production hormonale anormale, ou liée à la prise de certains médicaments.

Un bilan est nécessaire afin d’éliminer une cause éventuelle. Ce bilan aura pour but de doser les différentes hormones connues, de rechercher une tumeur testiculaire ou hypophysaire. Une mammographie ou une échographie peut être demandée afin d’analyser la densité de la glande, ou d’éliminer un cancer du sein chez l’homme plus âgé, notamment en cas de forme unilatérale.

En l’absence de cause retrouvée, il n’y a donc que le traitement chirurgical qui peut être proposé. La gynécomastie constitue une source de complexes parfois importante pour l’homme.

Dans un certain nombre de cas, il peut y avoir une prise en charge partielle de l’intervention par la sécurité sociale.

Dans de nombreux cas, cela est considéré comme un acte esthétique, ne pouvant entrainer une participation de l’assurance maladie.

Le docteur Elisabeth AMAR propose deux types de chirurgie en fonction du type de gynécomastie :

  • exérèse chirurgicale directe (mastectomie sous-cutanée) pour les formes glandulaires
  • lipoaspiration pour les formes graisseuses.

Dans les cas de formes mixtes, on combine les deux techniques.

  • Généralement, la diminution du volume glandulaire va permettre la rétraction cutanée. Cette rétraction cutanée est favorisée par la lipoaspiration mais elle est d’autant plus nette qu’il s’agit d’un homme jeune et que la peau est de bonne qualité (peau ferme, élastique, sans vergeture).

S’il existe un excédent de peau, il faudra le corriger par différentes techniques, qui laisseront forcément des cicatrices, plus ou moins importantes en fonction des cas.

Chez les hommes obèses ou en surpoids, un régime associé à des exercices physiques sont instaurés car une perte de poids peut faire régresser ou même faire disparaître la gynécomastie (adipomastie).

Les cicatrices peuvent être discrètes : petit orifice de lipoaspiration et péri-aréolaire, mais parfois plus importante, s’il existe un excès de peau.

En post-opératoire, le docteur Elisabeth AMAR prescrit un vêtement compressif en forme de gilet , que le patient devra porter pendant 4 à 6 semaines. C’est cette compression qui permettra la rétraction cutanée.

La diminution du volume mammaire apporte un confort physique, notamment lors de l’habillement. Enfin le résultat est souvent très bénéfique sur le plan psychologique car une gynécomastie est souvent considérée comme une ombre à la virilité.

Le docteur Elisabeth AMAR vous exposera en consultation tous les risques chirurgicaux inhérents à cette opération, les résultats à attendre et les imperfections possibles.

Le tabagisme est un facteur de complication non négligeable dans ce type de chirurgie.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.


Témoignages

Simulation de mon opération en 3D