Implants mammaires et sécurité : l’information médicale sur le LAGC à Marseille

Chirurgie plastique, réparatrice et esthétique

La sécurité des patientes est la priorité absolue en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. La question du Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules (LAGC-AIM) associé aux implants mammaires est un sujet d’attention médicale majeure.

Les chirurgiens plasticiens français travaillent en étroite collaboration avec leurs instances de tutelle, la Direction Générale de la Santé (DGS), l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), et l’Institut National du Cancer (INCa) ainsi qu’avec les sociétés scientifiques internationales pour assurer une surveillance épidémiologique constante.

Qu’est-ce que le LAGC et comment évaluer le risque ?

Le LAGC est une pathologie lymphomateuse très rare qui peut se développer au niveau de la capsule fibreuse entourant l’implant mammaire. Si le sujet est préoccupant et traité avec le plus grand sérieux par la communauté médicale, il convient de garder le sens de la mesure afin de ne pas inquiéter inutilement les patientes.

  • Une incidence faible : La fréquence du LAGC est si minime que le risque statistique demeure difficile à quantifier précisément.
  • Des facteurs de risque en cours d’étude : En raison de la rareté de cette pathologie, l’identification de facteurs de risque prédictifs nets reste complexe. Le rôle de la texturation de surface de l’enveloppe de certains implants (implants macro-texturés) ainsi que le terrain génétique des patientes ont été incriminés et font l’objet d’études scientifiques complémentaires continues.

L’histoire de la chirurgie plastique appelle à la prudence face aux réactions purement émotionnelles. Les implants mammaires préremplis de gel de silicone sont utilisés depuis 1962 dans le monde. Accusés à tort dans les années 1990 d’augmenter la fréquence des maladies auto-immunes, ils avaient été interdits en France entre 1992 et 2001 avant qu’aucune étude épidémiologique mondiale ne vienne infirmer cette hypothèse.

Bénéfice-risque et absence d’explantation préventive

Tant en chirurgie reconstructrice (après un cancer du sein) qu’en chirurgie esthétique (pour correction d’une hypotrophie ou d’uneasymétrie), les bénéfices physiques, psychologiques et réparateurs apportés aux patientes par les implants mammaires sont actuellement infiniment supérieurs au risque de LAGC.

Consigne médicale majeure : Le risque de développer un LAGC est si faible qu’il ne justifie en aucun cas une explantation préventive (le fait de retirer les prothèses), quel que soit le type, la marque ou l’âge de l’implant en place, dès lors que la patiente ne présente aucun symptôme clinique.

Aussi exceptionnel soit-il, ce risque fait désormais partie intégrante de l’information médicale systématique et obligatoire délivrée à toute personne candidate à une pose d’implants mammaires. 

Le protocole de surveillance des patientes porteuses de prothèses

Toutes les femmes porteuses d’implants mammaires doivent faire l’objet d’une surveillance médicale régulière et systématique tout au long de la vie de leurs prothèses.

  • Le rythme de suivi : En l’absence d’anomalie clinique ou radiologique, il est inutile de modifier les modalités de suivi. Une consultation annuelle de contrôle chez votre chirurgien plasticien ou votre gynécologue, idéalement couplée aux examens radiologiques d’imagerie standard (mammographie, échographie mammaire) adaptés à votre âge, est amplement suffisante.
  • Les signes d’alerte à surveiller : Les patientes doivent consulter leur praticien en cas de modification d’un sein, notamment l’apparition soudaine d’un gonflement (épanchement de liquide ou sérome tardif), d’une augmentation de volume, d’une douleur ou de l’apparition d’une masse palpable autour de la prothèse.

Les instances de référence de la chirurgie plastique en France

L’information officielle délivrée s’appuie sur les recommandations du Directoire Professionnel des Plasticiens (DPP), l’organisme national qui fédère les cinq composantes majeures de la spécialité en France :

  • La SoFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) : La société savante historique qui regroupe l’ensemble des chirurgiens de la spécialité.
  • La SoFCEP (Société Française de Chirurgie Esthétique Plastique) : L’entité qui rassemble les chirurgiens plasticiens pratiquant de manière prépondérante la chirurgie à visée esthétique.
  • Le CFCPRE (Collège Français de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) : L’organisme en charge de la formation initiale universitaire et du maintien des compétences des chirurgiens.
  • Le SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) : L’instance veillant à la défense des intérêts professionnels et réglementaires de la profession.
  • Plastirisq : L’organisme officiel d’accréditation des médecins de la spécialité auprès de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Pour toute question relative à la sécurité de vos implants actuels ou pour un projet d’augmentation mammaire à Marseille, le Dr Elisabeth Amar vous reçoit en consultation afin de réaliser un examen clinique complet.

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